Salon des écrivains de Rambouillet

 

 

   Rambouillet et son château.
  

   Mon apothicaire ne s'y est pas rendu, mais gageons que sa maîtresse, la belle et impertinente Anne de La Peyrrière, n'a pas manqué d'y rencontrer les fins esprits du XVIIème.

Les auteurs s'installent Les auteurs s'installent  dans la salle Patenôtres.


   Monsieur Gérard LARCHER,   président du Sénat et maire de Rambouillet inaugure le salon et souligne la présence de Thierry Roland grimaçant et toujours aussi pénétré de son importance, stylo à la main pour dédicacer son livre. Oui, il signe, il ne se contente pas d'une croix. A une distance de tir au but, Lény Escudero, autre très vielle gloire de la chanson française dont les refrains se sont définitivement logés au creux de notre oreille, affiche un sourire chiffonné par les années de solitude.  

   En tout, quatre-vingt-dix auteurs se partagent l'attention des lecteurs qui déambulent tout au long des allées, à un train de... sénateur. Ils sont tous forts polis, mais peu causants. Il y a trop, beaucoup trop d'auteurs pour peu, bien peu de public. "La faible fréquentation du salon est due à la concurrence des journées du Patrimoine", entend-t-on du côté des organisateurs. Mais les livres et les auteurs, ne font-ils point partie du Patrimoine ?
- Je préfère avoir un lecteur qu'un acheteur qui ne me lira pas, m'affirme mon voisin de table.
- Dans ce cas, donnez votre livre !
- Je ne suis pas non plus une entreprise philanthropique !
   Visiblement, même notre footeux s'ennuie. Il baille et grimace encore en s'humectant les lèvres à la deuxième flûte de champagne qu'on lui apporte. 
  Thierry Roland

   Visite appuyée à ma table de Christine BOUTIN, Présidente du Parti Démocrate Chrétien et ex journaliste - ce qui ne peut que me la rendre sympathique ! -
- Très honoré et charmé de faire votre connaissance, dis-je.
   Nous échangeons quelques propos aimables.
   Je la retrouve un instant plus tard à la table de Lény Escudero. Nouveaux sourires, presque complices cette fois. Le vieux poète est pathétique. Il ne peut plus chanter depuis longtemps déjà. Ses cordes vocales l'ont abandonné en chemin.


   Le livre, une histoire de vieux ? C'est l''impression laissée dans les salons. Les jeunes auteurs en sont absents, et le public dépasse dans sa majorité le demi-siècle. De même que les librairies, les salons vivent-ils leurs dernières années ?
   Que penser de cette manifestation ? Il faut créditer Suzy MALTRET, la présidente d'Arts et Lettres, d'une parfaite organisation, mais il faudra lui conseiller pour l'an prochain de limiter le nombre d'auteurs.

  Je suis venu, j'ai vu, j'ai peu dédicacé, mais je ne suis pas déçu.

Commentaires

  • Norbert.Benjamin DELAIRE
    Un bonjour en passant par la toile. J'espère que tu vas bien et que tes ouvrages se disséminent bien.Je pense que tu construis un nouvel ouvrage 2012.Peut-être se rencontrera-t-on au détour d'un salon ?J'envisage de retourner à Callac cette année! Avec mes amitiés d'auteur.
    Norbert.benjamin
  • jfzimmermann
    Bonjour,
    Merci de cette visite. Je serai moi-même à Callac.
    J'ai un manuscrit en quête d'éditeur... Pour le moment, j'envisage de retapisser mon bureau avec les lettres de refus !
    Cent fois sur le métier, etc, etc....
    Amitiés,
    JF

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