L'île de la Liberté

 

Le meilleur des impressions :

 

- "...Vous avez réussi à m'embarquer à bord du Griffon..."

-"...J'ai terminé L'île de la liberté : impressionnant !..."

- "...Bravo pour ce roman aux qualités exceptionnelles..."

- "...La plume de l'auteur s'envole et nous offre toute une poésie de la mer, du ciel, des vagues, des nuages, de la furie des éléments..."

- "...Merveilleux roman d'aventures maritimes mené de main de maître par Jean-François Zimmermann ..."

- "...L'auteur déploie alors tout son talent pour nous faire vivre des heures inoubliables à bord de voiliers du XVII ème siècle..."

- "...J'ai beaucoup aimé ce très bon roman historique d'aventures..."

- "...Tout simplement étourdissant de lumière, de couleurs, de vérités, de vie..."

- "...Son talent d'écrivain, d'historien est incontestable..."

- "...Et puis au milieu de tout cela, comme une respiration, une grâce, s'insèrent de nombreux passages lyriques..."

- "...Un auteur qui fait penser à Robert Merle, Jules Verne, Daniel Defoe ou R.L. Stevenson..."

- "... Faire de deux romans une seule histoire, voilà un travail qui me laisse admirative..."

-"...Un des meilleurs livres pour décrire la vie sur mer au XVIIe siècle avec une écriture soignée ménageant suspense et retournements de situations..."

-"... L'île de la Liberté, outre de raconter l'histoire de Martin, est un formidable hymne à la liberté..."

 

 

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beauscoop   06 avril 2021

Magnifique roman écrit avec une grande poésie. La couverture du livre, très belle nous invite au voyage sur un trois mâts vers cette île non cartographiée avec précision dans l'océan indien, et qui semble durant la majeure partie du roman être seulement l'utopie d'un capitaine idéaliste. La révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV est la toile de fond pour les aventures heureuses et malheureuses d'un jeune étudiant en médecine qui se doit d'exiler en Hollande pour échapper aux persécutions des huguenots. Lors d'expériences d'alchimie le voilà défiguré à cause d'une explosion et, se trouvant non regardable par ses proches, il décide de partir naviguer, une de ses passions. Il partira 8 ans en se liant d'amitié avec un capitaine humaniste qui veut créer une communauté libre sans contrainte des oppressions de dirigeants. Durant ces 8 ans nous suivons la vie tumultueuse des marins au gré de tempêtes et d'attaques navales. L'écriture est très belle, poétique mais aussi réaliste dans la description des tempêtes, des opérations et amputations de malheureux marins blessés. Un des meilleurs livres pour décrire la vie sur mer au XVIIe siècle avec une écriture soignée ménageant suspense et retournements de situations

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polacrit

polacrit   29 janvier 2021

1684. Moyse Charas, apothicaire et médecin reconnu, ami du père défunt de Martin, s'embarque pour l'Espagne afin de soigner son roi, Charles II, homme de faible constitution, chétif et stérile, déplorable état de santé certainement dû aux nombreux mariages consanguins de ses ancêtres. Il laisse son officine et ses patients aux bons soins de son fils, Frédéric, étudiant en médecine, et de Martin.
Mais le jeune homme, dont la famille protestante a eu à souffrir de l'intransigeance de Louis XIV, est ivre de vengeance: "Je ne suis qu'une mouche sur le col d'un boeuf. Bien d'autres ont tenté et tentent encore de lui causer du tort. Sans succès. Il règne, hautain et impavide, insensible aux marques de mépris, aux rumeurs haineuses. Mon père a lui aussi été victime de son intolérance religieuse, et Jeanne, ma belle-mère, violée par ses soldats sous les yeux de ma petite soeur, Judith...Je ne peux vivre sans agir, je ne suis point un mouton qu'on égorge. Ô Roi démoniaque, qui m'a tant fait souffrir tout en ignorant même jusqu'à mon existence! Je veux que tu apprennes qu'un loup est celé au beau milieu du troupeau que tu morgues!" (Page 27).
Le vent du large, l'accident qui l'a défiguré alors qu'il poursuivait les expériences de son défunt père, le goût pour l'aventure, els dés en sont jetés: Martin décide de s'engager sur le Fortune à destination de Batavia, navire appartenant à la Compagnie maritime hollandaise commandé par un drôle de personnage, Olivier de l'Aubertière, pirate humaniste qui rêve de fonder une république libre et égalitaire. Comme lui français et huguenot, les deux hommes vont vite devenir amis. Mais pour réaliser son rêve, il lui faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Et des hommes aussi.
Mais Olivier a un plan: s'emparer du Fortune, trouver une île assez retirée pour ne pas attirer les curieux mais suffisamment pourvue des ressources nécessaires pour fonder une colonie. Pendant ce temps, Paul, ce frère qui a trahi Martin, s'acoquine avec un aventurier portugais. Ensemble, ils organisent une expédition dans le but de s'emparer des richesses d'une mine d'or africaine. Aucun des deux frères ne se doutent que leurs routes vont se croiser d'une façon tout à fait inattendue...
Nombreuses sont les qualités qui vous feront à coup sûr aimer ce roman: les descriptions imagées: "A mesure que la lumière s'estompe, elle emprunte au soleil déclinant ses teintes orangées, puis d'or, puis de feu. le vent s'épuise. entre les vergues, les voiles perdent de leur superbe et pendent, semblables à la peau fripée du ventre d'une accouchée. Les vagues s'aplatissent. Les lèvres ourlées du sillage s'amincissent jusqu'à devenir cruelles. Derrière la poupe, les remous raccourcissent leur queue." (Page 254)...
Pour plus de détails, notamment concernant les personnages, les lieux, cliquez sur le lien ci-dessous
...Une mise en scène soignée: "Toute la famille est réunie autour de la table dans la chambre de séjour. La servante se tient au bas bout, dans l'attente du début du service. Outre les époux Charas, sont présents leurs six enfants. Après la prière, toute l'assistance s'assied. Un tailloir occupe le centre de la table. Moyse s'apprête à découper le pain et le viandes froides. Devant chaque convive sont disposés une assiette, un couteau et un verre à large pied orné de peintures représentant des scènes bibliques." (Page 14)...Comme dans cette scène de tempête: "Les nuages pleurent leur crachouillis chagrin. le vent gémit et récite sa prière aux disparus. Ceux-ci lui répondent en chuintant un gargouillis inaudible. La mer gronde sa colère en roulant des épaules. Soudain, une lame survenue du tréfonds de l'horizon blafard grossit monstrueusement jusqu'à devenir énorme de ses congénère...Elle bouscule au passage les chevelures d'écume. Elle siffle et souffle comme une baleine. Cavale enflée de fureur, elle se cabre et s'enroule sur elle-même pour glisser à tribord sous le Griffon et rejaillir à bâbord en explosant au contact d'une autre vague couronnée d'un voile de vapeur." (Page 258).
Des actions détaillées:" Martin s'assoit sur une des deux chaises et pose la cassette sur la table devant lui. Il glisse la clef dans la serrure, la tourne et soulève le couvercle. Outre la bourse et le mémoire riche d'une bonne centaine de feuillets réunis par un ruban, il y a une longue lettre, composée de plusieurs pages. Il reconnaît l'écriture fine de son père. le jour déclinant, il allume les lampes à huile, puis se plonge dans sa lecture." (Page 17).
Des dialogues constructifs aident à comprendre la situation politique et religieuse dans le royaume de France et ses conséquences, notamment en Hollande. L'île de la Liberté, outre de raconter l'histoire de Martin, est un formidable hymne à la liberté, dans une époque où l'individu n'existait que par rapport au groupe familial ou social auquel il appartenait. L'écho de cette aspiration profonde se propage jusqu'à nous, lecteurs modernes. Admirons la détermination farouche de ces hommes prêts à tout tenter pour réaliser leur rêve d'indépendance, de disposer d'eux-mêmes et de leur vie à leur convenance. N'en ferions-nous pas autant aujourd'hui???

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MilleetunepagesLM

MilleetunepagesLM   09 septembre 2020

Le commentaire de Cathy :
Olivier de L'Aubertière est un aventurier, il rêve de fonder une république libre et égalitaire. Afin d'y arriver, il va recruter des hommes que son discours aura convaincus.
Pour arriver à ses fins, l'homme ne va pas hésiter à rançonner des navires, l'aventure ne fait que commencer.
C'est une réelle aventure que partage avec nous Jean-François Zimmermann, le chemin vers la liberté est loin d'être acquis, les différents personnages vont faire face à des situations pas simples, les abordages, les tempêtes et les trahisons.
Un panel de personnages, hauts en couleurs, nous est présenté, j'ai mis un peu de temps à les apprivoiser vu leur nombre, mais une fois que j'ai trouvé mes marques ma lecture à été plus simple.
Certains termes maritimes m'ont un peu refroidi, c'est un vocabulaire que je ne connaissais pas du tout, grâce à sa plume, l'auteur a rendu cela accessible, il a fait preuve de poésie lors de certains passages.
Malgré que ce ne soit pas le genre de roman que j'ai l'habitude de lire, j'ai passé un agréable moment de lecture

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Passion roman historique: L’Ile de la Liberté, Jean-François Zimmermann.

Publié 29 janvier 2021 par LegereImaginarePeregrinare

« Dieu ne peut qu’approuver des hommes qui veulent s’affranchir de la servitude créée par d’autres hommes avides de pouvoir et de richesse. »

 

Le roman:

 

L’île de la Liberté a été publié par les éditions De Borée en 2020. La plume de Jean-François Zimmermann est sensuelle, riche et ronde: « Dans les rues sonnent les fers et claquent les fouets des chariots de débarquement. Martin gagne les quais le long desquels il se plaît à déambuler. Parvenu au havre, il observe la joyeuse animation fébrile qui agite matelots, débardeurs, convoyeurs, marchands et simples curieux. Il entend la rumeur du port au travail, les grincements des poulies, les gémissements des palans. » (Page 25).

Qualités qui transparaissent dans les portraits au vocabulaire savoureusement imagé: « Violemment arrimé aux plaisirs de la vie, ce solide marin ne cherche point à tempérer les appétits de sa vigoureuse nature. Dans la barbe noire qui lui couvre la poitrine et tapisse une partie de son abdomen se tortillent quelques fils d’argent. Son front bombé, à demi dissimulé par une tignasse en désordre, son menton carré et volontaire, son nez droit aux narines largement dilatées, friandes des fragrances salines, ses grands yeux toujours fixés sur une ligne d’horizon réelle ou imaginaire, prêts à jaillir de leurs orbites, contribuent à offrir à sa face un air aussi menaçant qu’un poing fermé. » (Page 37)… » L’un d’eux, le grêlé, ainsi surnommé en raison des multiples cratères qui creusent son visage, souvenir du cadeau empoisonné d’une coureuse de remparts, n’est plus de la première jeunesse. Sa face est chagrine et fripée. A la place de ses yeux, deux plis filtrent le soleil impitoyable. Le sang incendie ses joues en multiples veinules au tracé incertain. Huilés, collés et plaqués, ses cheveux de jais semblent peints à grands coups de pinceau maladroit. » (Pages 245-246).

Fil rouge: portrait bien peu flatteur de Louis XIV, instigateur de sa propre mise en scène, vaste mascarade ruineuse pour le peuple, certainement plus réaliste que la légende du Roi-Soleil ne le laisse supposer: « Chaque jour, à la même heure, le lever du roi, la messe du roi, le dîner du roi, la chaise percée du roi autour de laquelle on se presse, nullement incommodé par les royales odeurs, la chasse du roi, le souper du roi, le coucher du roi. On intrigue pour tenir le bougeoir au coucher, pour vider son bassin après que d’Aquin en a miré et humé le contenu. Pour paraître, on se ruine. Alors chacun trafique, négocie la moindre valeur, le moindre privilège. La maison du roi est un vaste marché. » (Page 155).

L’intrigue:

1684. Moyse Charas, apothicaire et médecin reconnu, ami du père défunt de Martin, s’embarque pour l’Espagne afin de soigner son roi, Charles II, homme de faible constitution, chétif et stérile, déplorable état de santé certainement dû aux nombreux mariages consanguins de ses ancêtres. Il laisse son officine et ses patients aux bons soins de son fils, Frédéric, étudiant en médecine, et de Martin.

Mais le jeune homme, dont la famille protestante a eu à souffrir de l’intransigeance de Louis XIV, est ivre de vengeance: « Je ne suis qu’une mouche sur le col d’un bœuf. Bien d’autres ont tenté et tentent encore de lui causer du tort. Sans succès. Il règne, hautain et impavide, insensible aux marques de mépris, aux rumeurs haineuses. Mon père a lui aussi été victime de son intolérance religieuse, et Jeanne, ma belle-mère, violée par ses soldats sous les yeux de ma petite soeur, Judith…Je ne peux vivre sans agir, je ne suis point un mouton qu’on égorge. Ô Roi démoniaque, qui m’a tant fait souffrir tout en ignorant même jusqu’à mon existence! Je veux que tu apprennes qu’un loup est celé au beau milieu du troupeau que tu morgues! » (Page 27).

Le vent du large, l’accident qui l’a défiguré alors qu’il poursuivait les expériences de son défunt père, le goût pour l’aventure, els dés en sont jetés: Martin décide de s’engager sur le Fortune à destination de Batavia, navire appartenant à la Compagnie maritime hollandaise commandé par un drôle de personnage, Olivier de l’Aubertière, pirate humaniste qui rêve de fonder une république libre et égalitaire. Comme lui français et huguenot, les deux hommes vont vite devenir amis. Mais pour réaliser son rêve, il lui faut de l’argent. Beaucoup d’argent. Et des hommes aussi.

Mais Olivier a un plan: s’emparer du Fortune, trouver une île assez retirée pour ne pas attirer les curieux mais suffisamment pourvue des ressources nécessaires pour fonder une colonie. Pendant ce temps, Paul, ce frère qui a trahi Martin, s’acoquine avec un aventurier portugais. Ensemble, ils organisent une expédition dans le but de s’emparer des richesses d’une mine d’or africaine. Aucun des deux frères ne se doutent que leurs routes vont se croiser d’une façon tout à fait inattendue…

Contexte historique:

L’histoire se situe en 1686, quelques mois après que Louis XIV, le 18 octobre 1685, a révoqué l’Edit de Nantes par lequel le roi Henri IV, son grand-père avait accordé aux Protestants des droits de culte, des droits civils ainsi que des droits politiques, ainsi qu’une soixantaine de places de sûreté. Cet édit, promulgué le 13 avril 1598, mettait fin aux guerres de religion qui ravageaient le royaume depuis plus de trente ans.

Les conséquences morales, politiques et économiques furent désastreuses: très rapidement des foyers de résistance éclosent partout dans le royaume. Mais, pire encore, des centaines de milliers de protestants, souvent issus de la bourgeoisie laborieuse et économe, fuient pour s’établir à Berlin, à Londres, à Genève et à Amsterdam, privant leur patrie natale de leurs talents mais aussi de leurs richesses. « On dit qu’ils (les émigrés huguenots) en représentent près de la moitié. Partout dans les rues d’Amsterdam, on entend parler français. On se croise, on se salue. Martin interroge souvent ses compatriotes. Il est ainsi informé des derniers déroulements de cette guerre sans merci à laquelle se livre Louis à l’encontre des réformés. Martin est solidaire de ses frères de religion. Son indignation est à son comble lorsque l’on évoque devant lui les pressions auxquelles ils sont soumis pour se convertir à la religion des papistes. » (Page 37). Jean-François Zimmermann décrit avec justesse l’ambiance bouillonnante, périlleuse aussi, de cette époque en pleine mutation dans laquelle évoluent ses personnages. Notamment l’accueil chaleureux et les avantages que réserve le stathouder à ceux qui apportent avec eux « leurs richesses, leur culture et leur compétence,. » (Page 66).

Les lieux:

Que ce soit le Paris du XVIIe siècle, la chambre de Martin ou le navire le Fortune, les décors sont soigneusement plantés, avec un luxe de détails précisant couleur, forme, ambiance, dans un déluge pictural très vivant: « Les couleurs bleues, jaunes, mauves, vertes des faïences dont les murs sont entièrement recouverts distraient un instant le jeune homme de sa mélancolie. Son image est répétée à l’infini pas les petits miroirs vénitiens, bordés de cristal, accrochés aux murs. Sur le sol pavé de dalles carrées bleues et noires, il s’imagine fou, cavalier ou roi, se déplaçant selon les règles propres à chaque pièce. Des nattes espagnoles où alternent des bandes jaunes et noires y sont jetées. Sa tête heurte des bibelots suspendus au plafond lambrissé et décoré de figures allégoriques. » (Page 16).

Paris du XVIIe siècle, un monde aujourd’hui disparu que l’auteur fait revivre avec beaucoup de réalisme: « Par la rue Neuve d’Orléans, ils rejoignent la porte Saint-Martin, puis la rue Neuve-Saint-Martin. A leur gauche, les ailes de moulins juchés sur une large butte (les buttes Chaumont) sont immobiles…Par la rue Notre-Dame-de-Nazareth, ils parviennent à la porte du Temple. » (Pages 162-163).

Le Fortune: « Le Fortune est un beau vaisseau de haut bord qui jauge mille tonneaux. IL faut près de quatre cents hommes pour en assurer la manœuvre, l’entretien, l’intendance et la sauvegarde…Pas moins de soixante-dix-huit canons assurent la défense du bâtiment, ou le rendent prêt à l’attaque. » (Page 77)… »Le Fortune était une bien belle bête, puissante, féline malgré sa taille, et bien armée. » (Page 102).

En conclusion:

Nombreuses sont les qualités qui vous feront à coup sûr aimer ce roman: les descriptions imagées: « A mesure que la lumière s’estompe, elle emprunte au soleil déclinant ses teintes orangées, puis d’or, puis de feu. Le vent s’épuise. entre les vergues, les voiles perdent de leur superbe et pendent, semblables à la peau fripée du ventre d’une accouchée. Les vagues s’aplatissent. Les lèvres ourlées du sillage s’amincissent jusqu’à devenir cruelles. Derrière la poupe, les remous raccourcissent leur queue. » (Page 254)…

...Une mise en scène soignée: « Toute la famille est réunie autour de la table dans la chambre de séjour. La servante se tient au bas bout, dans l’attente du début du service. Outre les époux Charas, sont présents leurs six enfants. Après la prière, toute l’assistance s’assied. Un tailloir occupe le centre de la table. Moyse s’apprête à découper le pain et le viandes froides. Devant chaque convive sont disposés une assiette, un couteau et un verre à large pied orné de peintures représentant des scènes bibliques. » (Page 14)…Comme dans cette scène de tempête: « Les nuages pleurent leur crachouillis chagrin. Le vent gémit et récite sa prière aux disparus. Ceux-ci lui répondent en chuintant un gargouillis inaudible. La mer gronde sa colère en roulant des épaules. Soudain, une lame survenue du tréfonds de l’horizon blafard grossit monstrueusement jusqu’à devenir énorme de ses congénère…Elle bouscule au passage les chevelures d’écume. Elle siffle et souffle comme une baleine. Cavale enflée de fureur, elle se cabre et s’enroule sur elle-même pour glisser à tribord sous le Griffon et rejaillir à bâbord en explosant au contact d’une autre vague couronnée d’un voile de vapeur. » (Page 258).

Des actions détaillées: » Martin s’assoit sur une des deux chaises et pose la cassette sur la table devant lui. Il glisse la clef dans la serrure, la tourne et soulève le couvercle. Outre la bourse et le mémoire riche d’une bonne centaine de feuillets réunis par un ruban, il y a une longue lettre, composée de plusieurs pages. Il reconnaît l’écriture fine de son père. Le jour déclinant, il allume les lampes à huile, puis se plonge dans sa lecture. » (Page 17).

Des dialogues constructifs aident à comprendre la situation politique et religieuse dans le royaume de France et ses conséquences, notamment en Hollande. L’île de la Liberté, outre de raconter l’histoire de Martin, est un formidable hymne à la liberté, dans une époque où l’individu n’existait que par rapport au groupe familial ou social auquel il appartenait. L’écho de cette aspiration profonde se propage jusqu’à nous, lecteurs modernes. Admirons la détermination farouche de ces hommes prêts à tout tenter pour réaliser leur rêve d’indépendance, de disposer d’eux-mêmes et de leur vie à leur convenance. N’en ferions-nous pas autant aujourd’hui???

Citations:

« -Sur la mer, nous sommes à la fois tout petits parce que perdus dans son immensité et très grands parce que libres. Nous ne sommes comptables de cette liberté que devant Dieu qui est notre seul maître. Sa main s’étend sur tout l’océan. Elle est bénédiction lorsqu’elle nous rend les éléments favorables et châtiment lorsqu’elle fait souffler la tempête. Les puissants qui nous apparaissent comme tels lorsque nous sommes à terre ne sont que des pantins lorsque nous les évoquons, entourés par l’horizon. » (Page 50).

« Ne plus être contraint de rendre des comptes, ne plus craindre d’être pris pour un songe-creux dès que l’on critique l’ordre établi et les règles édictées dans des bureaux poussiéreux, aussi mal éclairés que les esprits qui les hantent, a déchargé mes épaules de siècles de traditions, de coutumes et de paresseuses manières. Cette liberté de penser et d’agir me permet d’oser, sans réprimandes ou moqueries. » (Page 132).

« -L’homme est face à de nombreux mystères, poursuit Olivier. La science lui permet de les percer les uns après les autres. Ces avancées, longtemps considérées comme étant l’oeuvre du Malin, ont été et sont encore combattues par l’Eglise. Je continuerai de croire en Dieu tant que l’homme n’aura pas tout expliqué, mais je ne crois pas qu’il doive recourir à Lui pour construire son propre bonheur. Il doit l’édifier de ses propres mains, avec sa sueur, ses larmes et son sang, édicter ses propres lois, être juste et généreux. Mais il ne doit pas tendre sa joue gauche lorsqu’un vilain a frappé sa joue droite. Il lui faut rendre coup sur coup, éliminer le loup et la brebis galeuse. » (Page 247).

« En nous emparant de leur or, nous allons redistribuer les richesses et bâtir notre république. Nous vivrons en harmonie dans le respect de chacun en respectant les lois que personne ne nous aura imposées car nous les aurons librement votées.  » (Page 290).

 

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Lucie Petrone 23/01/2021

Bonjour, J'ai lu récemment "Rendez-vous au Pré-aux-Clercs"et j'ai beaucoup aimé! L'écriture est fluide et agréable. On se laisse porter par l'histoire tout en appréciant les passages d'Histoire car ils ne sont pas trop longs et n'empêchent pas de suivre l'intrigue. Alors j'ai une question: est-ce que vous portez une attention particulière à l'équilibre entre les passages romanesques et ceux qui font référence à l'Histoire? J'ai aussi une invitation: quand nous pourrons reprendre les activités culturelles et tout particulièrement le Café littéraire d'ACCES, je vous proposerai d'en être l'invité d'honneur . Mais je ne peux vous donner de date puisque j'en suis à reporter les cafés littéraires prévus depuis mars 2020...Et dire que la saison 2020-2021 était prête avec 9 rendez-vous et 9 écrivains invités...J'en profite pour saluer Joëlle Marchal que je ne connais que par FB: Bravo pour cette interview!

 

Véronique Chauvy 17/01/2021

J'ai terminé L'île de la liberté : impressionnant ! Un souffle épique, une restitution du monde maritime qui laisse admiratif, je sentais le vent les embruns la mer déchaînée... et une histoire de valeurs humanistes très sensible. Bravo M.Zimermann !

 

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Je vous transmets en pièce jointe le fichier de L'Île de la Liberté après ma relecture pour le compte des éditions De Borée.
J'ai apprécié votre roman, il est très efficace et rythmé. Je ne suis pas un grand lecteur de romans d'aventures, mais vous avez réussi à m'embarquer à bord du Griffon grâce à vos connaissances sur la piraterie, sur la voile, qui sont bien servies par un vocabulaire très riche dans ces domaines. Le roman est très bien documenté, ainsi l'intrigue se fond parfaitement dans la grande Histoire.

Grégoire Billaud

correcteur/relecteur

De Borée (13/01/2020)

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Anthony Frot

Le livre de M. Jean-François Zimmermann est  très bien placé à la librairie Gibert de la place Saint-Michel, tout comme nos polars historiques, mis en avant. Merci à Edouard, toujours en pointe de l'excellence !!!! 28/07/2020

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Bravo pour ce roman aux qualités exceptionnelles, et bravo aussi pour votre persévérance auprès des libraires. Pour l'instant je n'ai pas rencontré cet oiseau rare qui ose prendre quelques risques plutôt que de distribuer les best sellers. Bonne chance à vous deux.

Jo Frehel 19/07/2020

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Jo Frehel

Amis lecteurs, je viens de terminer la lecture de ce roman de Jean-François Zimmermann, et j'ai encore du sel sur la peau !

Dans ce gros roman aux multiples qualités, la première est sans conteste le souffle épique qui vous emporte à la suite d'Olivier de L'Aubertière, aventurier idéaliste et généreux, à bord de son blanc navire, le Griffon. Et nous le suivons avec enthousiasme car son projet n'est autre que ce vieux rêve chéri des hommes de bien : La promesse d'une société, libre, égalitaire, fraternelle et pacifique car restreinte et isolée des fureurs du monde. Pour cela, quoi de mieux qu'une île, inconnue, fertile et non repérée en ce 17e siècle ?

Elle existe mais où est-elle exactement ? Il faut la chercher et la mériter, trouver des hommes, des navires, des biens. Alors, on devient pirate tout en restant homme d'honneur. On enrôle qui le veut dans l'aventure et on laisse aux autres la vie sauve. Il n'empêche, le chemin vers la liberté est sauvage, et a son content d'abordages et de tempêtes, de trahisons, mais aussi d'amitié, de loyauté. Il y a du sang, du rhum, des rires et des danses, des fortunes de mer, et des récalcitrants passés au fil de l'épée. Les personnages, nombreux, sont bien campés et souvent hauts en couleurs comme il convient à des pirates et à des gentilshommes de fortune. Dans cette équipe hétéroclite, on trouve des Hollandais et des Portugais, des Huguenots et des papistes, deux jeunes français chirurgien et prélat, des princesses africaines... Et tout au long du récit, on se prend nous aussi à attendre ardemment cette île idéale, cette terre promise, que le héros cherchera longtemps, et à souhaiter qu'elle ne soit pas une illusion. Je n'en dis pas plus sur l'histoire.

Il me faut aussi parler du vocabulaire et de la science maritime. Et là, c'est de la dentelle ! Les dialogues, les usages, les mentalités, le fonctionnement des navires, leur description, tout est d'une précision époustouflante. Il y a là une connaissance qui témoigne d'un gros travail d'historien (et peut-être aussi de l'expérience d'un homme de mer ?). L'atmosphère, parfaitement rendue, nous transporte véritablement dans la dure vie des marins du Grand Siècle.

Et puis au milieu de tout cela, comme une respiration, une grâce, s'insèrent de nombreux passages lyriques. La plume de l'auteur s'envole et nous offre toute une poésie de la mer, du ciel, des vagues, des nuages, de la furie des éléments, de leur beauté aussi, de leur douceur, parfois. Bravo l'artiste !

Si vous aimez les grands vents de mer, suivez J.F. Zimmermann, un auteur qui fait penser à Robert Merle, Irène Frain, Jules Verne, Daniel Defoe ou R.L. Stevenson

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Vous ne savez quoi faire ? Alors lisez le roman de Jean-François Zimmermann "L'île de la liberté"

Marie Zielinski 03/08/2020

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1686,Amsterdam.Martin Lassale embarque sur le Fortune en tant que chirurgien.Le jeune homme laisse sur la rive Madeleine,la fille d'un confrère médecin,qui porte son enfant.Mais le jeune homme impétueux a soif d'aventures et de revanche,contre le roi de France qui vient de signer la révocation de l'édit de Nantes,contre son frère Paul qui l'a trahi et envoyé aux galères pour fait de religion,et contre la vie qui vient de lui arracher la moitié du visage,alors qu'il poursuivait les expériences de son défunt père pour obtenir la pierre philosophale.

Le Fortune est un navire de la Compagnie maritime hollandaise commandé par un pirate français humaniste,Olivier de L'Aubertière.Il rêve de fonder une république libre et égalitaire.Pour parvenir à ses fins,il lui faut des hommes,qu'il recrutera par un discours convaincant,et de l'argent,qu'il obtiendra en rançonnant des navires marchands.

Dans le même temps,Paul,sous couvert de sa soutane,intègre une expédition dans le but inavoué de s'approprier les richesses des mines d'or du sud de l'Afrique.

Les deux frères tracent chacun leur route sans se douter que cela va les amener à se rejoindre en plein océan Indien...

Merveilleux roman d'aventures maritimes mené de main de maître par Jean-François Zimmermann qui connaît son sujet sur le bout des doigts.On se laisse embarquer avec la plus grande joie par le style érudit et très fluide de l'auteur et sa galerie de personnages hauts en couleurs.On pense forcément à tous ces films de notre enfance...Les Révoltés du Bounty,Les Contrebandiers de Moonfleet...Une lecture rafraichissante que je vous recommande avec grand plaisir que l'on soit amateur du genre ou pas.

Toutes mes félicitations mon cher Jean-François !! Je n'aurais qu'un seul regret c'est de ne plus pouvoir être aux premières loges pour te défendre auprès des libraires,comme beaucoup d'auteurs que j'apprécie tout comme toi aux éditions De Borée

Edouard Ballureau 04/08/2020

 

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Le commentaire de Cathy :

Olivier de L’Aubertière est un aventurier, il rêve de fonder une république libre et égalitaire. Afin d'y arriver, il va recruter des hommes que son discours aura convaincus.
Pour arriver à ses fins, l'homme ne va pas hésiter à rançonner des navires, l'aventure ne fait que commencer.
C'est une réelle aventure que partage avec nous Jean-François Zimmermann, le chemin vers la liberté est loin d'être acquis, les différents personnages vont faire face à des situations pas simples, les abordages, les tempêtes et les trahisons.
Un panel de personnages, hauts en couleurs, nous est présenté, j'ai mis un peu de temps à les apprivoiser vu leur nombre, mais une fois que j'ai trouvé mes marques ma lecture à été plus simple.
Certains termes maritimes m'ont un peu refroidi, c'est un vocabulaire que je ne connaissais pas du tout, grâce à sa plume, l'auteur a rendu cela accessible, il a fait preuve de poésie lors de certains passages.
Bien que ce ne soit pas le genre de roman que j'ai l'habitude de lire, j'ai passé un agréable moment de lecture.

 

Résumé :

Le Fortune est un navire de la Compagnie maritime hollandaise commandé par un pirate français humaniste, Olivier de L’Aubertière. Il rêve de fonder une république libre et égalitaire. Pour parvenir à ses fins, il lui faut des hommes, qu’il recrutera par un discours convaincant, et de l’argent, qu’il obtiendra en rançonnant des navires marchands.

Dans le même temps, Paul, sous couvert de sa soutane, intègre une expédition dans le but inavoué de s’approprier les richesses des mines d’or du sud de l’Afrique.

Les deux frères tracent chacun leur route sans se douter que cela va les amener à se rejoindre en plein océan Indien...

Cathy Le Gall 09/09/2020

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Je te lis lentement car mes capacités sont provisoirement réduites. Mais je te lis avec entrain, retrouvant avec plaisir l'ivresse que procurent les grands romans d'aventure.

Thierry BERLANDA (10/09/2020)

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Pascale Parmentier

Je n'ai pas encore acquis votre immense talent Jean-François Zimmermann ni votre riche expérience bien sûr, mais je vous livre avec plaisir le retour que j'ai reçu d'un de mes lecteurs. J'estime qu'il a sa place dans cette discussion. Cordialement

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Eva Impressions littéraires

le 12 septembre à 01:49  · 

Bonsoir ou bonjour à tous.

Retour sur "l'île de la Liberté" de Jean-François Zimmermann paru le 18 juin 2020 aux Éditions De Borée, 486 pages. Lecture du début de ce roman enregistrée sur Eva Impressions littéraires et Eva Résonnances littéraires :

Deux passages qui me semblent représentatifs de ce roman fabuleux, dépaysant, nous interrogeant sur nos propres définitions de la liberté, de la justice, et sur le futur que nous souhaiterions créer pour les générations à venir :

Note en bas de page 346 :

" Pour inventer l'île de la Liberté, l'auteur s'est inspiré de l'île de l'Aldabra, située dans l'ouest de l'océan Indien. C'est le plus grand atoll surélevé au monde..."

P. 433 :

" Comment croire encore en l'homme ? " " Est-il possible d'arracher son âme aux griffes du démon ?" Dieu les a aidés à créer ce havre de paix et de liberté, mais aujourd'hui Satan ricane. Puisqu'il semble être toujours victorieux, serait-ce lui le maître du monde ? " Pourquoi le mot Amour est-il toujours écorché et sali par le mot Haine ? " "Olivier avait entrepris la construction d'un monde meilleur, libéré des pesantes contraintes et des iniquités inhérentes à celui dont nous dépendons. L'ivraie était dans le grain que nous engrangions. Il en a pourri la partie la plus saine."

Grand, très grand roman d'aventures, mêlant faits historiques avérés et fiction, tome 3 d'une série intitulée "Le crépuscule du Roi-Soleil" comprenant déjà deux épisodes, "L'Apothicaire de la rue de Grenelle" et "La Rivière d'or". Je vous rassure tout de suite : ne pas les avoir lus avant la découverte de ce texte ne m'a pas gênée.

Bien que l'action se déroule sous Louis XIV, la quête infatigable et sans fin des hommes à la recherche d'une terre de liberté où fonder une nouvelle société de justice et d'égalité, loin des souverains et grands de ce monde sanguinaires, détestables, dictateurs, méprisant leur peuple, rend ce livre singulièrement actuel. Ainsi ces mots résonnent à nos oreilles et à nos consciences étrangement, nous laissant imaginer ce que partir ailleurs, fuir peut-être, aurait comme avantage.

Un rêve : larguer les amarres et voguer vers un horizon de tous les possibles, les voiles claquant au vent, les flots miroitant sous les rayons d'un soleil plus bienveillant que ne le sera jamais le roi de France, en particulier pour les protestants.

Ainsi dans une même famille, certains restant attachés à leur foi, d'autres devenant papistes, des guerres intestines toutes aussi terribles que les conflits constants que Louis XIV mènent contre les autres puissances, s'enveniment, gangrènent tout. Un frère trahit son frère, son père, apporte la désolation et le crime dans la demeure familiale, et tout est détruit.

Ce fut le sort de notre héros, Martin Lasalle, dénoncé par son propre frère Paul, devenu prêtre : envoyé au galère en raison de son protestantisme, il se réfugie, après maints évènements traumatisants, à Amsterdam, terre d'accueil de bien des opprimés. Nous sommes en 1686, dans la maison de l'apothicaire et médecin Moyse Charas, un ami de longue date de son père, Alexandre Lasalle. Il a recueilli ce dernier pourchassé par les dragons du roi après la révocation de l'édit de Nantes. Sur son lit de mort, Alexandre a fait de Moyse son exécuteur testamentaire : une lettre, des notes de recherche tant en alchimie qu'en médecine, et des instruments dans ces deux disciplines, ainsi qu'un coffret contenant une somme de 3252 écus d'or, doivent être remis à Martin si celui-ci se présente enfin à Amsterdam. Cet héritage lui permettra de finir ses études de médecine et de poursuivre le grand oeuvre de son père.

Mission remplie donc à l'arrivée tardive du jeune homme, mais celui-ci est empli de haine, d'esprit de revanche contre Paul, contre le destin et surtout contre ce roi malfaisant.

Bien que poursuivant, et les expériences d'alchimie pour créer l'or liquide réputé soigner toutes les maladies, et une carrière de médecin reconnu et apprécié de ses patients, et une idylle avec la fille aînée de Moyse, Madeleine, Martin se sent irrésistiblement attiré par l'océan, l'aventure.... Un drame terrible va décider des huit prochaines années de l'existence de cette âme tourmentée à la poursuite d'une rédemption.

Épousant l'utopie d'Olivier de l'Aubertière, pirate français, rêvant de fonder une république sur une île de l'Océan Indien, le jeune homme embarque, sous son commandement, sur un navire affrété par la VOC, Compagnie maritime hollandaise.

L'auteur déploie alors tout son talent pour nous faire vivre des heures inoubliables à bord de voiliers du XVII ème siècle, réussissant avec passion et une grande érudition, cependant rendue accessible, à nous faire partager le quotidien de ces marins, des peuples rencontrés au gré des escales, à nous faire croire en ce rêve de liberté et de justice pour tous. Nous suivons ces femmes et ces hommes fondant une nouvelle communauté, nous palpitons, rions, pleurons, bataillons à leur côté contre les représentants du mal, contre les éléments, contre la Nature... Tout simplement étourdissant de lumière, de couleurs, de vérités, de vie...

Bien évidemment, le diable veille, trame ses plans.... Martin devra, au bout de la terre, sur cette île enfin atteinte, affronter son pire cauchemar, se surpasser encore et toujours, pour, peut-être, se trouver, se réinventer sur des bases apaisées et saines.... Le pourra-t-il ?

Et nous ? En serions-nous capables ?

Eva Alaville 21 septembre 2020

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Mon avis

Je remercie les Editions de BOREE et en particulier Virginie de m'avoir donné l'opportunité de lire, en service de presse, « L'Ile de la liberté », roman de Jean-François ZIMMERMANN, auteur dont j'ai découvert la plume fluide et majestueuse lors de la lecture de « Le Roi des Halles », roman historique que j'ai beaucoup aimé.

Nous sommes en 1685 à Amsterdam où nous faisons connaissance avec notre héros Martin Lasalle. Après la révocation de l'Edit de Nantes et le décès de son père, Martin qui a été dénoncé par son frère Paul du fait de sa religion, trouve refuge chez Moyse un médecin-apothicaire ami de son défunt père.

L'héritage laissé par Alexandre Lasalle permet au jeune homme de poursuivre ses études de médecine. Il entretient une relation amoureuse secrète avec Madeleine, la fille de son protecteur et bien que celle-ci attende un enfant, Martin, avide de liberté et d'aventures maritimes, quitte sa bien-aimée et s'engage en qualité de chirurgien sur le navire d'Olivier de L'Aubertière.

Parviendront-ils à trouver « L'Ile de la liberté » ? Martin reverra-t-il un jour Madeleine ?

Avec son talent habituel d'historien, Jean-François ZIMMERMANN nous emporte par ses mots pour un tour du globe en voilier et nous fait découvrir la vie des marins enrôlés sur ces bateaux en ce XVIIème siècle.

L'auteur décrit à merveille les multiples aventures vécues par les protagonistes de son roman, les mentalités, les tempêtes, la pratique de la médecine à l'époque et la longue route vers la liberté.

Grâce à ces descriptions précises, le lecteur peut visionner des images identiques à celles d'un film de pirates : on s'y croirait vraiment ! Ce livre m'a fait également penser aux ouvrages de Stevenson, lus dans ma jeunesse.

J'ai beaucoup aimé ce très bon roman historique d'aventures, aux dialogues vivants extrêmement bien écrit et documenté.

Je le recommande aux férus d'Histoire et d'aventures maritimes qui, comme moi, passeront un bon moment de lecture.

Joëlle MARCHAL, 22 septembre 2020

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Yo Tuerlinx-Rouxel

J'ai eu le plaisir de croiser l'homme qu'est Jean-François Zimmermann, une très belle personne. Son talent d'écrivain, d'historien est incontestable. Sa plume, ses thèmes nous ouvrent des horizons littéraires enrichissants. Je ne manquerai pas de découvrir son nouveau roman.Félicitations Jean-François, vifs succès  pour ton petit dernier.

Yo, 22 septembre 2020

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5,0 sur 5 étoiles Un festin de tempêtes, de folie et de poésie

Commenté en France le 1 août 2020

Dans ce gros roman aux multiples qualités, la première est sans conteste le souffle épique de cette équipée dans laquelle nous entraîne Olivier de L'Aubertière, aventurier idéaliste et généreux, à bord de son blanc navire le Griffon. Et nous le suivons avec enthousiasme car son projet n'est autre que ce vieux rêve chéri des hommes de bien : La promesse d'une société, libre, égalitaire, fraternelle et pacifique car restreinte et isolée des fureurs du monde. Pour cela, quoi de mieux qu'une île, inconnue, fertile et non repérée en ce 17e siècle ? Elle existe mais où est-elle exactement ? Il faut la chercher et la mériter, trouver des hommes, des navires, des biens. Alors, on devient pirate tout en restant homme d'honneur. On enrôle qui le veut dans l'aventure et on laisse aux autres la vie sauve. Il n'empêche, le chemin vers la liberté est sauvage, et a son content d'abordages et de tempêtes, de trahisons, mais aussi d'amitié, de loyauté. Il y a du sang, du rhum, des rires et des danses, des fortunes de mer, et des récalcitrants passés au fil de l'épée. Les personnages, nombreux, sont bien campés et souvent hauts en couleurs comme il convient à des pirates et à des gentilshommes de fortune. Dans cette équipe hétéroclite, on trouve des Hollandais et des Portugais, des Huguenots et des papistes, deux jeunes français chirurgiens de marine, des princesses africaines... Et tout au long du récit, on se prend nous aussi à attendre ardemment cette île idéale, cette terre promise, que le héros cherchera longtemps, et à souhaiter qu'elle ne soit pas une illusion. Je n'en dis pas plus sur l'histoire.
Il me faut aussi parler du vocabulaire et de la science maritime. Et là, c'est de la dentelle ! Les dialogues, les usages, les mentalités, le fonctionnement des navires, leur description, tout est d'une précision époustouflante. Il y a là une connaissance qui témoigne d'un gros travail d'historien. L'atmosphère, parfaitement rendue, nous transporte véritablement dans la dure vie des marins du Grand Siècle.
Et puis au milieu de tout cela, comme une respiration, une grâce, s'insèrent de nombreux passages lyriques. La plume de l'auteur s'envole et nous offre toute une poésie de la mer, du ciel, des vagues, des nuages, de la furie des éléments, de leur beauté aussi, de leur douceur, parfois. Bravo l'artiste !
Si vous aimez les grands vents de mer, suivez JF Zimmermann, un auteur qui fait penser à Robert Merle, Jules Verne, Daniel Defoe ou R.L. Stevenson.

Aline B. 1er août 2020 (commentaire AMAZON)

 

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Mon avis :

Je ne vous présente plus cet auteur dont je suis fan. Ce livre est en fait une réécriture de deux précédents ouvrages : La Rivière d’or et Libertas. Pourquoi une réécriture ? D’abord parce qu’un auteur n’est jamais satisfait de lui-même, ensuite parce qu’il est difficile de se séparer de ses personnages et enfin, parce que certains éditeurs le demandent.

Faire de deux romans une seule histoire, voilà un travail qui me laisse admirative car je ne sais pas très honnêtement si je pourrais le faire. Lorsque j’ai lu L’Île de la Liberté, je ne savais pas encore qu’il s’agissait de cela. Je pensais qu’il s’agissait d’un nouvel opus reprenant des personnages que j’aime tout particulièrement. Certains passages me parlaient mais sans pour autant avoir l’impression d’avoir déjà lu l’oeuvre. C’est vraiment réussi !

Bravo, très cher Jean-François, pour cet admirable travail. Si vous avez déjà lu les romans cités plus haut, n’hésitez pas, vous pouvez lire celui-ci sans problème.

Lydia Bonnaventure (septembre 2019)

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